lundi 30 juin 2008

Sarapiqui, le secret du fromage tico et le serpentarium

Notre voyage à Sarapiqui, dans le Nord-Ouest du pays, nous a encore une fois fait vivre de belles expériences culturelles. Nous sommes partis jeudi à 4h du matin avec le guide de la coop Santa Elena, sa copine de près de 20 ans plus jeune que lui (ce qui semble très normal ici) ainsi qu'un chauffeur qui parlait un type d'espagnol de la rue. Là-bas, les trois administratrices de la coopérative de Sarapiqui (et oui seulement des femmes : une exception!) nous attendait pour discuter du projet de site Web. Mathieu s'occupe de la partie informatique-graphisme-photos et Geneviève rédige le contenu en trois langues. En fait, il s'agit d'un prêt de volontaires entre coopératives.

Une expérience particulière que nous a fait vivre l'élaboration du site Web est la prise de photos d'enfants d'une école primaire qui profite de subventions octroyées par la coopérative Sarapiqui. Les enfants ici ont l'air plus disciplinés en classe que chez nous (ex.: lorsqu'un visiteur entre dans la classe, tous se lèvent d'un bond pour saluer).

Qu'est-ce qui est bien à Sarapiqui, c'est que puisque ce n'est pas une zone très touristique, le coût de la vie est beaucoup moins élevé qu'à Monteverde (aller au restaurant là-bas coûte aussi cher que de faire son épicerie à Monteverde). Par contre, les salaires des habitants sont aussi beaucoup plus bas. C'est probablement la zone rurale la plus pauvre que nous avons vu durant notre voyage. Ils ont par ailleurs une plus grande biodiversité qu'à Monteverde ainsi qu'une chute d'eau superbe sans trop de touristes.

En allant chez une productrice de fromage frais, nous avons aussi compris pourquoi les fromages ici, en plus de ne pas goûter grand chose, sont tous les mêmes. En fait, c'est qu'ils utilisent tous le même produit pour contrôler la teneure en calcium et pour les bactéries, la seule chose qui peut faire la différence c'est la quantité de sel. Bref, un fromage fermier, mais pas très artisanal.

De retour au Monteverde, nous avons profité de notre journée de samedi pour aller au Serpentarium pour en voir de toutes les couleurs : boa constricteur, coral, tarentule, tortues de toutes sortes, grenouille vénéneuse (utilisée ici comme drogue hallucinogène), rhinocéros-insecte, etc. C'est amusant de savoir que ces bêtes vivent en permanence tout près de nous. Les serpents du Costa Rica étouffent leur proies (ex.: Boa) ou leur injectent un venim mortel (pour l'homme, le venim est mortel entre 4 et 7 heures généralement). Or, des anti-poisons existent pour la plupart des serpents (sauf un). En général, il n'y a pas vraiment de morts ici, le plus grave qui arrive à cause de la longueur du chemin jusqu'à l'hôpital est l'amputation de bras ou de jambes.

Finalement, le petit village de Santa Elena a fait les manchettes en fin de semaine, mais ce pour une vraiment triste raison. Un meurtre de plus s'ajoute à la longue liste des derniers mois au Costa Rica. En effet, un jeune de 19 ans sous les influences de la drogue a poignardé à mort son ancienne petite copine par jalousie. Les personnes de notre entourage connaissaient les deux jeunes. Donc, finalement, ce n'est vraiment pas seulement en ville qu'il existe des histoires d'horreur.

1 commentaire:

Yves Lachapelle a dit…

Bonjour Geneviève et Mathieu,

Les régions qui semblent peut-être plus pauvres comme Sarapiqui révèlent souvent des richesses humaines plus importantes que ce qu'on retrouve dans les «grandes villes». Les réseaux (sociaux, familiaux et interpersonnels) sont mieux développés et plus solides.

Bonne continuation.

P.S. Quelle est votre date de retour?