Ouf, le volcan n'a pas explosé durant notre séjour à ses pieds. Nous sommes partis vendredi matin en mini-bus pour aller rejoindre un bâteau qui nous attendait pour la traverse du lac Arénal (laguna de Arenal. Le site est assez joli et nous étions heureusement étonnés qu'il y ait si peu de bâteaux et de développement. Par la suite, nous avons rejoins notre hôtel pour nous préparer pour notre randonnée dans le parc du Volcan Arénal. Le guide était plutôt particulier (il disait souvent que l'on pouvait mourir en tout temps, car une explosion était possible), mais se fut encore une fois très impressionnant (singes, oisaux, arbres géants, etc.). Par la suite nous avons tenter d'observer à la noirceur la lave du volcan, mais nous avons seulement pu observer le crachat de pierres volcaniques rouges éjectées du cratères. Ces pierres étaient tout de même de la taille d'une maison selon le guide. Nous n'avons pas pu nous approcher à moins de 2 km, car les éruptions sont exrêmement toxiques. Nous n'avons pas voulu faire comme d'autres touristes qui sont morts pour il y a trois ans après avoir voulu trop s'approcher du volcan. En effet, il s'agit du troisième volcan le plus dangereux du monde. Par la suite, nous sommes allés faire trempette dans les eaux thermales volcaniques près du volcan. Les piscines n'étaient pas forgées naturellement, mais c'était tout de même vraiment plaisant et très beau. Il y avait aussi un tobogan, un petit peu dangereux, qui a fait en sorte que Mathieu c'est retrouvé en sang après s'être cogné la tête. Ne vous inquiétez pas, il ne s'est pas vraiment fait mal, seulement que nos capillaires étaient tellement dilatés par la chaleur des eaux thermales (qui montaient jusqu'à 63oC) qu'un petit choc a transformé le nez de Mathieu en chute de sang. Nous n'avons pas pu mangé sur place ou prendre un verre dans les bars piscines, car franchement, c'était plus que dispendieux. En fait, à la Fortuna pour s'en sortir à pas trop cher il faut trouver les endroits des ticos et non trop touristiques. Ceci est par contre difficile, car tout le village de ces survivants de l'explosion du volcan il y a 40 ans s'est transformé en zone seulement faite pour les touristes (ce qui lui enlève beaucoup de cachet). Le village qui était près du volcan lors de l'explosion (pueblo nuevo) n'a pas eu autant de chance (les villageois sont tous morts). Aujourd'hui, les environs du volcan sont remplacés par des hôtels de luxe inabordables. Ce développement désorganisé des institutions touristiques semble malheureusement incontrôlable ici.
Le samedi fut la journée que nous avons la plus appréciée. Nous sommes allés près de la frontière avec le Nicaragua pour faire une excursion sur une rivière qui héberge une faune très riche et dense d'oiseaux, de reptiles et bien sûr de singes. Caño negro tient son nom par la couleur de l'eau qui semble couleur pétrole à quelques endroits. La plupart des photos de notre séjour montrent par ailleurs nos découvertes au Caño negro. La ballade en bâteau était d'autant plus intéressante que nous avions la chance d'avoir un biologiste et une ornithologue à bord en plus des guides expérimentés. Finalement, dimanche, nous avons visité un autre trésor de la Fortuna : une chute de 70 m de haut entouré d'un autre petit parc naturel. Malheureusement, une infestation d'animaux obèses de Gringolandia (des américains) ne nous ont pas permis de nous sentir en communion avec la nature ni de prendre toute les photos que nous voulions. Finalement, nous avons pu constater comment le monde est petit dans les endroits touristiques par notre rencontre de deux québécois de Québec qui seront presque nos voisins.
Et en passant bonne fête des pères en retard, nous pensons fort à vous!
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