vendredi 18 juillet 2008

Aurevoir Costa Rica!

Ce matin 6h30, nous quittions, avec beaucoup d'émotions, notre père d'ici. Les remerciements et les attentions que nous avons reçu hier des gens de la communauté nous ont aussi beacoup touchés. Aujourd'hui, nous avons quitter nos belles montagnes vertes pour regagner notre le nid de luxe d'Elena jusqu'à dimanche. La réalité nous rattrape, notre séjour est déjà terminé. Merci à tous ceux qui nous ont lu et qui nous ont écris des commentaires. À bientôt!

Genoveva y Mateo

jeudi 17 juillet 2008

Aurevoir Monteverde!

Quelques heures avant de partir pour San José, nous avons l'âme à la fête (la coopérative a souligné notre départ et dans notre famille aussi), mais nous partons aussi avec un peu de tristesse après ces deux mois dans les nuages.
Nous n'avons pas beaucoup de temps pour raconter notre semaine, donc plus de nouvelles demain à notre retour chez Elena, Escazu.

lundi 14 juillet 2008

Entre déchets et paradis


Montezuma est fidèle à sa réputation d'ambiance hippie. En fait, entre les westfalia, la musique de Bob Marley, la panoplie d'artisans dans la rue et les vapeurs de fumée suspecte dans l'hôtel nous avons plongé dans une époque que nous avons pas connu, les années 1970. Situé sur la plage, notre hôtel est le plus mal propre que nous avions jamais vu. Par contre, l'ambiance était vraiment bien avec toute cette musique et cette bonne humeur. L'un des gérants de l'hôtel, qui parlait par ailleurs français, nous a montré ses talents de percussionniste jazz (il a d'ailleurs fait le festival de jazz de Montréal durant plusieurs années). Les plages de Montezuma étaient loin d'être paradisiaques : des montagnes de déchets inorganiques remplaçaient le sable. Par contre, nous avons eu l'occasion de partir en expédition à Isla Tortuga, une île vraiment paradisiaque avec une plage de sable blanc. Armés d'une paire de palmes, un tuba et un masque, nous avons pu aussi découvrir les trésors des fonds marins près de l'île Tortuga. Nous avons pu nager avec des bancs de poissons géants de toutes sortes de couleurs : bleu électrique, orange, jaune, noir, des poissons plats, ronds, rayés, tâchetés, bref vraiment une merveilleuse diversité. Le forfait comprenait aussi un délicieux repas de poisson cuit sur le BBQ, une montagne de fruits et de la bière. Le voyage en bâteau de 40 minutes pour se rendre sur l'île était aussi superbe, nous avons même pu rencontrer des dauphins qui s'amusaient dans les sillons de notre bâteau. Ce qui nous a aussi marqué à Montezuma, c'est le nombre de touristes québécois. Sans blague c'était vraiment n'importe quoi. Partout où on allait, il y avait différents groupes de québécois. Nous avons même convaincu deux Montréalaises de partir avec nous au Monteverde (ce soir elle soupe d'ailleurs chez-nous). Après avoir fait notre aurevoir à l'Océan pacifique, il nous reste que peu de jours encore, notre père d'accueil semble déjà appréhender notre absence prochaine.

Les photos sont par ici, nouvel album.

jeudi 10 juillet 2008

Une rencontre touchante et viva la playa!

À une semaine avant de quitter le Monteverde, le temps passe de plus en plus vite. Hier, dans le cadre du projet de Geneviève, nous avons fait une rencontre vraiment touchante : un cinéaste du peuple, issu d'une famille très pauvre du Monteverde, qui utilise des moyens de misère dans le but de pouvoir montrer aux gens et aux visiteurs la réalité du petit agriculteur local, sa culture, son histoire, etc. Cet homme semblait dépassé par les changements brutaux qui s'opèrent dans la région. Selon lui, la vie communautaire se résume trop souvent aujourd'hui à boire dans un discothèque alors qu'avant il y avait une panoplie de lieux de rencontre (théâtre, football, fêtes communautaires, etc.) Ce qui est le plus triste pour lui, c'est que maintenant avec l'argent facile du tourisme, les priorités ne sont plus les mêmes, la culture et la solidarité en prend un coup et il n'y a aucune planification pour un développement durable qui est faite. Biensûr, il existe encore quelques associations comme Coopesanta Elena ou la réserve SantaElena qui se battent pour le bien-être à plus long terme de la population rurale et pour la respect de l'écologie, mais, selon le cinéaste, ce qui semble avoir plus de poids aujourd'hui, c'est l'argent. Il admet tout de même que certaines initiatives positives voient encore le jour : depuis avril 2008, le marché agricole du samedi matin permet aux gens de se rencontrer et d'échanger avec les producteurs. Mais, ce qui a été le plus touchant dans cette rencontre, c'est de voir cet homme si pauvre, mais tellement heureux à la fois d'avoir une mission de vie très honorable : sensibiliser les gens par le cinéma.

Sur un tout autre ton, nous partons demain pour la dernière fois à la plage, soit à Montezuma dans le Sud-Ouest du pays (6 heures d'autobus et traversier). Ça va nous faire du bien de voir un peu de soleil et l'Océan (en espérant qu'il n'y aura pas de tempête tropicale : le climat est ici vraiment imprévisible en hiver).

Bonne fin de semaine! On vous redonne des nouvelles lundi.

lundi 7 juillet 2008

Noce de papier et papillons


Notre dernière fin de semaine au Monteverde n'a pas été ce que l'on avait prévu (le guide qui était supposé nous amener faire du cheval nous a laissés tomber), mais elle a été tout aussi remplie d'aventures que les autres.

Samedi nous sommes allés au Jardin des papillons : vraiment impressionnant de voir tous ces grands morphos (grands papillons bleus) planner au-dessus de nos têtes. L'attraction comprenait aussi une exposition d'insectes vivants assez impressionnante (scorpions, tarentules, scarabés géants, coquerelles, mante religieuse,etc.). Ce qui nous a le plus marqué, c'est de connaître l'insecte chincha asasina (ou quelque chose comme ça). Cet insecte transmet une maladie davantage mortelle que la malaria et le Dengue réunis (après avoir déguster notre sang, cet insecte nous transmet une maladie qui cause l'hypertrophie du coeur plusieurs années après). Heureusement, depuis quelques années, cet insecte à déclaration obligatoire est apparemment disparu du Costa Rica (mais se retrouve encore dans les pays voisins plus pauvres).

Dimanche, nous avons marché un coup lors de notre visite à l'attraction numéro 1 du Monteverde : la réserve naturelle de Monteverde. Fondée en grande partie par la colonie américaine de Quakers (la religion des Friends est reconnue pour son pacifisme et sa conscience écologique), la réserve a constitué l'attrait qui a largement contribué au développement de la région. Et, lors de notre marche dans les sentiers....incroyable... nous avons vu un quetzal (l'oiseau emblème de l'Amérique centrale). Cette oiseau, difficile à observer d'habitude, est vraiment superbe (vous verrez les photos disponibles dans quelques heures). C'est vraiment impressionnant de se retrouver dans cette jungle de végétation dense avec des arbres géants. Il s'agit d'une immense forêt primaire (c'est-à-dire dont les arbres n'ont jamais été coupés). Nous ne le savions pas, mais le Costa Rica reçoit déjà de l'argent de pays comme l'Allemagne et la Hollande dans le cadre de l'accord de Kyoto pour sa végétation abondante absorbant le gaz carbonique.

Mathieu (avec l aide de Genevieve pour la traduction et l écriture des textes) vient de terminer de faire son site internet pour la coopérative de café Sarapiqui, après 2 semaines de travail: http://www.coopesarapiqui.com

Et aujourd'hui, nous fêtons notre premier anniversaire de mariage (et oui nous avons survécus à notre première année)!!!

vendredi 4 juillet 2008

Un poco de español...

Esta noche, estamos invitados a una pequeña recepción en la casa del gerente antiguo de la cooperativa (y sí el que bebe su orina). Él y su esposa son muy dinámicos y tienen siempre mil proyectos en la comunidad (actividades agroturisticas, masajes, tienda de productos naturales, concepción de mural artística de cerámica, actividades con organizaciones como Fair Trade, etc.). Aparte de esto, la semana ha sido animada más bien al nivel de la cooperativa: una falta flagrante de comunicación así como muchos discursos y pocas acciones hacen que el medio ambiente es muy conflictivo y que los proyectos no avanzan mucho. Pero, es para nosotros una experiencia instructiva a tanto al plano humano que profesional.

Buena fin de semana a todos

mercredi 2 juillet 2008

Deux semaines et des poussières

Le temps file à toute vitesse. Pour répondre à mon père, nous revenons le jour où l'ex-Beatles va envahir les plaines d'Abraham (dimanche le 20 juillet). Par contre, nous ne pourrons pas assister au spectacle, notre avion attérissant à 23h à Québec. D'ici là, nous allons profiter du petit été de Saint-Jean comme il nomme ici la période un peu moins pluvieuse et chaude en plein milieu de leur hiver. Nous allons donc profiter samedi et dimanche prochain de notre dernière fin de semaine à Monteverde pour faire du cheval et l'autre fin de semaine d'après, nous partons du vendredi au dimanche dans le sud ouest du Costa Rica pour, tout simplement, aller à la plage (ouf un peu de soleil ça va faire du bien!!).

lundi 30 juin 2008

Sarapiqui, le secret du fromage tico et le serpentarium

Notre voyage à Sarapiqui, dans le Nord-Ouest du pays, nous a encore une fois fait vivre de belles expériences culturelles. Nous sommes partis jeudi à 4h du matin avec le guide de la coop Santa Elena, sa copine de près de 20 ans plus jeune que lui (ce qui semble très normal ici) ainsi qu'un chauffeur qui parlait un type d'espagnol de la rue. Là-bas, les trois administratrices de la coopérative de Sarapiqui (et oui seulement des femmes : une exception!) nous attendait pour discuter du projet de site Web. Mathieu s'occupe de la partie informatique-graphisme-photos et Geneviève rédige le contenu en trois langues. En fait, il s'agit d'un prêt de volontaires entre coopératives.

Une expérience particulière que nous a fait vivre l'élaboration du site Web est la prise de photos d'enfants d'une école primaire qui profite de subventions octroyées par la coopérative Sarapiqui. Les enfants ici ont l'air plus disciplinés en classe que chez nous (ex.: lorsqu'un visiteur entre dans la classe, tous se lèvent d'un bond pour saluer).

Qu'est-ce qui est bien à Sarapiqui, c'est que puisque ce n'est pas une zone très touristique, le coût de la vie est beaucoup moins élevé qu'à Monteverde (aller au restaurant là-bas coûte aussi cher que de faire son épicerie à Monteverde). Par contre, les salaires des habitants sont aussi beaucoup plus bas. C'est probablement la zone rurale la plus pauvre que nous avons vu durant notre voyage. Ils ont par ailleurs une plus grande biodiversité qu'à Monteverde ainsi qu'une chute d'eau superbe sans trop de touristes.

En allant chez une productrice de fromage frais, nous avons aussi compris pourquoi les fromages ici, en plus de ne pas goûter grand chose, sont tous les mêmes. En fait, c'est qu'ils utilisent tous le même produit pour contrôler la teneure en calcium et pour les bactéries, la seule chose qui peut faire la différence c'est la quantité de sel. Bref, un fromage fermier, mais pas très artisanal.

De retour au Monteverde, nous avons profité de notre journée de samedi pour aller au Serpentarium pour en voir de toutes les couleurs : boa constricteur, coral, tarentule, tortues de toutes sortes, grenouille vénéneuse (utilisée ici comme drogue hallucinogène), rhinocéros-insecte, etc. C'est amusant de savoir que ces bêtes vivent en permanence tout près de nous. Les serpents du Costa Rica étouffent leur proies (ex.: Boa) ou leur injectent un venim mortel (pour l'homme, le venim est mortel entre 4 et 7 heures généralement). Or, des anti-poisons existent pour la plupart des serpents (sauf un). En général, il n'y a pas vraiment de morts ici, le plus grave qui arrive à cause de la longueur du chemin jusqu'à l'hôpital est l'amputation de bras ou de jambes.

Finalement, le petit village de Santa Elena a fait les manchettes en fin de semaine, mais ce pour une vraiment triste raison. Un meurtre de plus s'ajoute à la longue liste des derniers mois au Costa Rica. En effet, un jeune de 19 ans sous les influences de la drogue a poignardé à mort son ancienne petite copine par jalousie. Les personnes de notre entourage connaissaient les deux jeunes. Donc, finalement, ce n'est vraiment pas seulement en ville qu'il existe des histoires d'horreur.

mercredi 25 juin 2008

Départ pour le Nord : Sarapiqui

Afin de pouvoir recueillir assez d'information sur la coopérative soeur de Coopesanta Elena, soit Coope Sarapiqui, nous partons pour deux jours dans le Nord-Est du Costa Rica, soit à 5h de Monteverde en voiture. Nous avions bien hâte de retrouver cet endroit impressionnant avec ces magnifiques chutes d'eau, rivières, grenouilles rouges et bleus.

À part de cela, nous espérons que vous avez passé une excellente fête nationale. Quant à nous, nous avons festoyer avec l'autre québécoise du coin ainsi qu'avec un couple de costaricains qui désirent apprendre le français et venir au Québec dans peu de temps. Mais cinq, c'est quand même peu comparativement à 200 000 personnes.

Par ailleurs, ici le travail continue. Geneviève a tenue sa première réunion officielle sur son projet de ferme biologique avec les gens de la coopérative. C'est fascinant comment le rythme des réunions est différent : il faut s'armer de beaucoup de patience! Mathieu se consacre maintenant au travail de bureau : site Internet, graphisme, etc.

Donc, plus de nouvelles et de photos au retour.

lundi 23 juin 2008

Urine, canne à sucre et chauve-souris!

Notre fin de semaine a été très riche en découvertes de toutes sortes. Samedi, nous avons fait une marche de 10 km pour nous rendre plus haut dans le Monteverde au musée des chauve-souris (murciélagos). Ce fut vraiment intéressant de pouvoir entendre les cris de ces petits animaux en direct et en fréquence audible (par bout cela ressemble un peu à celui des dauphins). Nous ne savions pas à quel point ces petites bêtes étaient utiles pour l'équilibre écologique de la planète. En effet, ils constituent les polinisateurs uniques de plusieurs plantes (dont les fleurs des cactus qui produisent la téquila). De plus, très rares sont ceux qui se nourissent de sang et quand ils le font, ce n'est jamais qu'en très petite quantité. Les préjugés qui demeurent ainsi que la chasse pour la viande en Afrique font en sorte que plusieurs sont en voie d'extinction et ainsi menace l'existence de milliers de plantes sur Terre. Dans la même résidence que le musée sur les chauves-souris se situaient aussi l'unique chocolaterie de la région. Excellents les chocolats (ne vous inquiétez pas, on s'est payé la traite)! Le dimanche nous nous sommes rendus dans une communauté un peu retirer du centre touristique, San Luis. Cette communauté composée essentiellement d'agriculteurs et d'artisans est vraiment dynamique et solidaire. En fin de semaine, ils fêtaient leur saint patron, Saint-Louis, avec deux jours d'activités (ex.: courses de chevaux et à pied). Ils font tous en commun : construction aqueduc, pavage des routes, etc.

Plus précisément, nous sommes allez sur la ferme d'une famille très active dans la coopérative, la famille vargas-leiton. Ils produisent de la canne à sucre, du café et ils ont deux vaches pour fabriquer leur fromage et leur yogourt pour au moins trois familles. Après l'avoir récolté avec la machette, nous avons donc produit du jus de canne avec une presse mécanique (el trapiche) à traction animale (faute de boeufs c'était nous qui les ont remplacés). La canne fraîche est excellente, mais biensûr très sucrée.

La vie des gens est ici très simple et très saine, en tout cas beaucoup plus que celle proche du centre touristique. Plusieurs personnes ici se basent beaucoup sur les produits naturels pour se soigner. Dans ce sens, l'ancien gérant de la coopérative, Guillermo, nous a fait la promotion des vertues de boire son urine. Lorsque celui-ci sait qu'il doit faire un grand effort physique, celui-ci boit son urine, et sinon, celui des bébés. Lorsque les gens se font aussi mordre par des serpents, ils utilisent aussi l'urine pour se soigner. Nous avouons avoir été un peu étonnés de cela.

Nous avons marché aussi autour d'une grande propriété terrienne qui appartenait à la coopérative et qui a été distribuée entre 24 familles qui ne possédaient pas de terre (très beau projet). Par la suite, nous avons visité une ferme laitière typique de la région. Nous avons été étonné par la modernité des procédés et des installations. Malgré la petite taille du troupeau (20 vaches), la traite se fait à l'aide de trayeuse mécanique, l'insémination est artificielle et il y a un grand contrôle du nombre de bactéries. Ils ont aussi un problème avec le prix des droits de produire payé aux usines de transformation (comme le problème des quotas au Québec). Bref, étonnant!

Finalement, nous avons eu la chance de connaître les secrets de la fabrication de savons artisanaux fait par le chargé de projets de la coopérative. Sans blague leur description donne plus envie de les mangés que de se laver avec (ex.: chocolat et orange, olive et herbes, vanille et café, etc.).

Bref, une fin de semaine très intéressante.

En passant, bonne Saint-Jean-Baptiste à tous et à toutes, profitez en bien!

vendredi 20 juin 2008

Une semaine de trop!

Absorber par notre travail et par nos aventures parmi les ticos, on vient seulement de se rendre compte que nous aurions pu revenir une semaine plus tôt : mauvais calcul de notre part (nous étions supposés rester 10 semaines, mais ce sera plutôt pour 11 semaines). Mais, bon, il est un peu trop tard pour changer les choses.

À part de cela, nous commençons a bien nous intégrer au sein de la coopérative. Mathieu est maintenant en charge de créer un site Internet pour une coopérative soeur et Geneviève essaye de faire bouger les choses pour que le travail qu'elle fait ne soit que du papier sans actions qui suivront après son départ.

Après la Fortuna plutôt coûteuse, nous allons continuer à faire du tourisme dans Monteverde, de toute façon, il y a tellement de choses à faire (entre les chutes d'eau, tour agrotouristiques, musées de toutes sortes, randonnées, il n'y a pas de quoi s'ennuyer!).

mardi 17 juin 2008

Bananes et cafe

Aujourd hui je (Mathieu) me suis leve a 6h00 du matin pour aller travailler dans la plantation de cafe d Edwin. Ce fut une rude journee de travail! Je suis parti avec Edwin et Giovanni (un ebeniste qui travaille avec Edwin) pour aller nettoyer la plantation. Les deux ticos s occupaient de nettoyer au taille-bordure les mauvaises herbes et mon role etait de couper a la machette les feuilles des bananiers. Ici, tous les producteurs de cafe plantent des bananiers dans leur plantation de cafe car les feuilles de ceux-ci procurent de l ombre aux plants de cafe (d ailleurs, les bananes fraiches sont exquises!). Par contre, avant notre passage d aujourd hui, il y avait trop d ombre, c est pour quoi je devais faire un peu de menage.
Genevieve, de son cote, a continue de travailler au bureau sur son projet de developpement de la ferme modele biologique.

N.B. Voici un lien montrant des images (plutot moches, en realite c est bien plus beau!) des eaux chaudes du volcan ou nous sommes alles a La Fortuna

http://www.arenal.net/baldi-hot-springs.htm

lundi 16 juin 2008

La fortuna, ville du tourisme

Ouf, le volcan n'a pas explosé durant notre séjour à ses pieds. Nous sommes partis vendredi matin en mini-bus pour aller rejoindre un bâteau qui nous attendait pour la traverse du lac Arénal (laguna de Arenal. Le site est assez joli et nous étions heureusement étonnés qu'il y ait si peu de bâteaux et de développement. Par la suite, nous avons rejoins notre hôtel pour nous préparer pour notre randonnée dans le parc du Volcan Arénal. Le guide était plutôt particulier (il disait souvent que l'on pouvait mourir en tout temps, car une explosion était possible), mais se fut encore une fois très impressionnant (singes, oisaux, arbres géants, etc.). Par la suite nous avons tenter d'observer à la noirceur la lave du volcan, mais nous avons seulement pu observer le crachat de pierres volcaniques rouges éjectées du cratères. Ces pierres étaient tout de même de la taille d'une maison selon le guide. Nous n'avons pas pu nous approcher à moins de 2 km, car les éruptions sont exrêmement toxiques. Nous n'avons pas voulu faire comme d'autres touristes qui sont morts pour il y a trois ans après avoir voulu trop s'approcher du volcan. En effet, il s'agit du troisième volcan le plus dangereux du monde. Par la suite, nous sommes allés faire trempette dans les eaux thermales volcaniques près du volcan. Les piscines n'étaient pas forgées naturellement, mais c'était tout de même vraiment plaisant et très beau. Il y avait aussi un tobogan, un petit peu dangereux, qui a fait en sorte que Mathieu c'est retrouvé en sang après s'être cogné la tête. Ne vous inquiétez pas, il ne s'est pas vraiment fait mal, seulement que nos capillaires étaient tellement dilatés par la chaleur des eaux thermales (qui montaient jusqu'à 63oC) qu'un petit choc a transformé le nez de Mathieu en chute de sang. Nous n'avons pas pu mangé sur place ou prendre un verre dans les bars piscines, car franchement, c'était plus que dispendieux. En fait, à la Fortuna pour s'en sortir à pas trop cher il faut trouver les endroits des ticos et non trop touristiques. Ceci est par contre difficile, car tout le village de ces survivants de l'explosion du volcan il y a 40 ans s'est transformé en zone seulement faite pour les touristes (ce qui lui enlève beaucoup de cachet). Le village qui était près du volcan lors de l'explosion (pueblo nuevo) n'a pas eu autant de chance (les villageois sont tous morts). Aujourd'hui, les environs du volcan sont remplacés par des hôtels de luxe inabordables. Ce développement désorganisé des institutions touristiques semble malheureusement incontrôlable ici.
Le samedi fut la journée que nous avons la plus appréciée. Nous sommes allés près de la frontière avec le Nicaragua pour faire une excursion sur une rivière qui héberge une faune très riche et dense d'oiseaux, de reptiles et bien sûr de singes. Caño negro tient son nom par la couleur de l'eau qui semble couleur pétrole à quelques endroits. La plupart des photos de notre séjour montrent par ailleurs nos découvertes au Caño negro. La ballade en bâteau était d'autant plus intéressante que nous avions la chance d'avoir un biologiste et une ornithologue à bord en plus des guides expérimentés. Finalement, dimanche, nous avons visité un autre trésor de la Fortuna : une chute de 70 m de haut entouré d'un autre petit parc naturel. Malheureusement, une infestation d'animaux obèses de Gringolandia (des américains) ne nous ont pas permis de nous sentir en communion avec la nature ni de prendre toute les photos que nous voulions. Finalement, nous avons pu constater comment le monde est petit dans les endroits touristiques par notre rencontre de deux québécois de Québec qui seront presque nos voisins.

Et en passant bonne fête des pères en retard, nous pensons fort à vous!

vendredi 13 juin 2008

Départ pour la Fortuna, volcan Arénal

Vite, vite on part, seulement pour vous dire que l,on s,en va en voyage pour la Fortuna pour deux jours d;expédition. Une mise á jour des photos a été faite...On vous redonne plus de nouvelles au retour...en espérant que le volcan n;explose pas.
Bonne fin de semaine á tous!

mercredi 11 juin 2008

Entre grenouilles et orchidées

En fin de semaine passée, nous avions décider de faire un peu de tourisme dans la région de Monteverde Nous sommes donc allés au jardin des orchidées qui comporte une panoplie d'orchidée indigènes du Costa Rica. Le jardin est bâti à partir des pousses recueillies dans les différents types de forêt du Costa Rica (primaire, secondaire, pluvieuse, nuageuse, etc.). C'est vraiment des plantes intéressantes. Chaque orchidée s'est adaptée en fonction d'attirée un seul type d'insecte soit par la couleur, les odeurs ou leur forme. Il y en a donc vraiment de toutes sortes : certaines qui sentent le clou de girofle, d'autres le fumier, d'autres extrêmement petites (nous avons d'ailleurs vu l'orchidée la plus petite au monde). Finalement, nous sommes aussi allés au Ranario (rana=grenouille), soit le musée des espèces de grenouilles qu'on retrouve au Costa Rica à l'état sauvage. Encore une fois, la diversité est impressionnante : des grenouilles toxiques halucinogènes, aux petites grenouilles couleur métal, au barriolés de toutes sortes de couleurs (oranges, bleus, verts, rouges). Bref, nous pensons que ce qui a de plus impressionnant ici, s'est vraiment la diversité biologique. Lundi, nous sommes allés proche de San José pour rencontrer les gens de la seule association costaricaine des coopératives de café qui s'inscrivent dans le cadre du commerce équitable. Ce fut très intéressant. On s'est alors rendu compte que pour faire partie de ce marché plus juste, cela exige une tonne de paperasses et de ressources humaines. On se rend compte que ce n'est vraiment pas accessible aux petits producteurs s'ils ne se rassemblent pas pour créer des associations.

vendredi 6 juin 2008

Promenons nous dans les bois...

Après deux jours de travail, d'entrevues avec des membres de la coopérative (pour Geneviève) et de céramique (eh oui, encore pour Mathieu), nous sommes sortis avec la coopérative jeudi pour profiter d'activités gratuites d'une entreprise de plein air. Nous avons donc refait les tyroliennes (un vidéo que Mathieu a fait sera bientôt disponible sur youtube) et le périférique au-dessus des montagnes, mais nous sommes aussi allés dans la jungle par des sentiers et des ponts suspendus pour y contempler la nature. Nous avions la chance d'être accompagné d'un guide de la coopérative qui connaît la plupart des plantes, des insectes et des animaux. Ce fut très intéressant. Nous avons pu observer de grands singes qui se déplacent en groupe, des papillons, quelques unes des milliers de variétés d'orhidées présentes au Costa Rica, oiseaux, etc. Ce soir nous allons pour la première fois au restaurant depuis qu'on est à Santa Elena pour souligner le départ de notre ami gringo qui retourne à Boston. Mathieu est triste, il avait enfin rencontrer un ami pour le suivre dans ses niaiseries. Pour ce qui est des nouvelles d'ici, le Costa Rica célèbre le mois de mai le plus violent depuis huit ans (ils ont appelé cela mai noir). En effet, il y a eu 3 morts violentes par jour au mois de mai (soit par accident causé par la consommation d'alcool ou par meurtre). La montée des gangs de rues serait une des causes, mais selon les experts, c'est plutôt l'absence de lois assez sévères (des peines très faibles pour tout déli) et le manque d'effectifs dans la police (ou leur corruption car très peu payés) qui serait la cause de cette violence. De plus, le volcan Arénal, un des plus actifs du monde, a connu de grandes irruptions hier qui a necessité l'annulation des visites touristiques. Cependant, les explosions et les grandes coulées de lave ne menace pas pour l'instant la population locale. Nous y allons dans une semaine pour y faire un séjour touristique. Par ailleurs, une bonne nouvelle, les gens de Québec vont peut être pouvoir acheter bientôt du café Monteverde (de la coop) par le biais de Plan Nagua. Pour nous, finalement, on boit de temps en temps du café vu l'abondance et la qualité, mais on est toujours pas conquis.

mardi 3 juin 2008

Ouf, enfin le retour d'Internet! Eh oui, après la fin du monde qui est survenue durant les quatre jours d'absence d'Internet à la coopérative et le travail de plusieurs techniciens informatiques qui ont chacun mis leur grain de sel, les employés ont recommencé à retravailler.
Vendredi, après la petite fête à la coopérative, nous sommes sorties dans le centre-ville de Santa Elena ou nous avons rencontrer une dizaine de personnes qui parlaient français, surtout des québécois. Nous sommes sortis avec eux dans un bar d'ici, avec de la musique qui laissait à désirer, mais bon. Franchement, Santa-Elena la nuit se tranforme, mais pas nécessairement pour le mieux et le peu de policiers ne suffisent pas pour s'occuper de tout les problèmes qu'on peut y observer : voleurs, vendeurs de drogues, prostitution juvénile, etc. Apparemment, ces problèmes se sont vraiment accentués depuis une dizaine d'années avec la croissance du tourisme qui encourage ces marchés. On s'est tout de même bien amusés et cela a fait du bien de fêter un peu après un mois de sagesse! Le samedi a été plus tranquille à cause de l'indigestion fulgurante qu'a eu Mathieu. La dame qui travaille pour Edwin (le père de notre famille d'accueil) a utilisé des méthodes naturelles pour le soigner (méthodes de massage réflexives et tisanes de plusieurs herbes). On ne sait pas si c'est ça qui a marché, mais Mathieu c'est senti mieux peu de temps après le traitement. Nous sommes tout de même allés à la ferria (un genre de marché public qui se produit une fois par semaine). C'était sympathique avec tous ces vendeurs de mangues, de manioc, de bananes, de poissons, d'artisanat, etc. Il y avait même des musiciens pour mettre plus d'ambiance. Dimanche, il n'a vraiment pas fait beau. On a donc profité pour écouter la finale nationale de soccer. Un évènement qui semble s'être terminé dans de la violence absurde entre les partisans des équipes. Ce fut aussi la journée sans riz et harricots, car on a pu prendre en main la cuisine (ah que cela a fait du bien de manger des crèpes, des pâtes et une omelette). Pour ce qui est d'aujourd'hui, nous avons refait la visite guidée de la coopérative et de ses infrastructures et profiter du beau temps pour admirer les belles montagnes avec toute sa végétation. Vous allez donc pouvoir observer des photos de l'endroit o/u on fait la torréfication du café, le sèchage et le compost.

vendredi 30 mai 2008

Ouf, on l'a échapé!!!

Finalement, le temps ici au Costa Rica est très très imprévisible. On s'est levé ce matin et incroyable : on a apperçu du ciel bleu et du soleil. Donc, inquiétez-vous pas, l'ouragan a finalement passé plus vers le Nicaragua et n'a pas affecté le Costa Rica (après la tempête tropicale qui a fait beaucoup de dommages dans les plaines, c'est tant mieux). Le courant d'air plus froid est aussi parti, donc il fait un petit peu plus chaud. Profitant de cette denrée rare que sont les journées de beau temps, nous n'avons pas travaillé ce matin pour aller hauts dans les montagnes faire du téléphérique et aussi ce qu'ils appellent du canopy (accrochés sur des câbles, on se laisse aller d'arbre en arbre). C'était vraiment impressionnant : on était si haut qu'on pouvait voir le nicaragua, le volcan Arénal et le grand lagon Arénal. C'était vraiment beau et magique de pouvoir voler dans les airs à ces altitudes. Lors de notre activité, nous avons rencontrer un groupe de jeunes québécois avec lesquels on va sûrement sortir pour danser ce soir après la petite fête locale. Par ailleurs, une nouvelle stagiaire québécoise vient aussi d'arriver, elle s'appelle Mélanie Bergeron et semble très sympathique. Même si notre espagnol s'améliore, c'est vraiment bien de pouvoir communiquer dans sa langue maternelle. Les photos seront ajoutées lundi. Bonne fin de semaine à tous et à toutes!

P.S. Et encore une fois, merci pour vos commentaires (n'hésitez pas à nous envoyer de vos nouvelles aussi). Et petit message à certaines personnes qui déménagent bientôt : n'oubliez pas que vous avez une liste de personnes prêtes à vous aider à déménager! On ne veut pas vous retrouver blessés en revenant parce que vous avez tout fait tous seuls!

jeudi 29 mai 2008

Ouragan en vue

Ce n'est pas pour faire peur à nos parents, mais dans 24 heures selon les nouvelles locales, la tempête tropicale qui sévit depuis deux jours au Costa Rica va se transfomer en Ouragan (génial!). Mais, puisque nous sommes en altitude, nous n'aurons dans le Monteverde seulement plus de vent et encore plus de pluie. Par contre, notre projet d'aller à la plage tombe à l'eau (dans les régions côtières, particulièrement côté du Pacifique, les inondations, les glissements de terrain et les personnes évacuées sont des images que l'on peut voir dans presque tous les villages). Nous n'avons pas alors à nous plaindre, mais nous avons vraiment hâte de revoir le soleil (sans mentir, il pleut depuis plusieurs jours sans arrêt, 24h sur 24h). Par contre, nous nous laissons pas abattre, nous allons la semaine prochaine faire une activité d'arbre en arbre avec la coopérative (il paraît qu'ici c'est vraiment impressionnant, car les arbres sont gigantesquement hauts). De plus, demain, nous allons assister notre première fête locale. Plus de nouvelles lundi...

mardi 27 mai 2008

Les nouvelles photos enfin et petite chronique culturelle

Dimanche fut notre première visite officielle du centre-ville de Santa Elena. C'est plus que très touristique (agences de tours, hôtels, restaurants, etc.). Nous avons par ailleurs pu observer une grande procession religieuse des villageois qui, à l'occasion de la fête de l'Esprit Saint, défilait en répendant des fleurs, en jouant de la guitare et en chantant. Les messes ont l'air beaucoup plus festives et animées ici que chez nous : l'église était bondée et tout le monde chantait vraiment fort. Parlant de musique, ici, contrairement à ce qu'on aurait pu penser, il n'écoute que de la musique en espagnol et plutôt traditionnelle, très peu en anglais. Au début, ça nous plaisait, c'était exotique et cela nous faisait penser à la plage et aux vacances. Cependant, lorsque nous avons commencer comprendre que c'était toujours la même chose et que les paroles étaient plutôt vides, on commence à trouver ça moins exotique et très répétitif, surtout après 10h de voiture et la même musique répétitive dans le piton). Parlant de répétition, malgré que nous soyons vraiment pas difficiles au niveau de la nourriture, le pinto (riz et harricots) servi finalement trois fois par jour, commence a nous écoeurer un peu (on n'imagine pas à la fin de notre séjour). Ce n'est pas que notre père d'accueil manque d'argent, mais plutôt que cela semble une habitude bien ancrée chez plusieurs ticos de manger toujours la même chose et de jamais varier au niveau des saveurs (à part la coriandre): du riz, des haricots, des tortillas (crêpes de maïs), fromage qui goûte rien, bananes plantains et oeufs (si on est chanceux). Ce n'est pas non plus un problème de disponibilité des aliments, mais vraiment une question d'audace en cuisine et de goût. Nos corps ont dû aussi s'habituer à ce régime (très gras, très salé ou très sucré, pas de viande, pas de poisson, pas ou peu de légumes variés, les mouches et la panoplie d'insectes de la maison qui partagent notre nourriture). Bref Geneviève a été malade durant quatre jours, mais cela va mieux maintenant. La fin de semaine, lorsque la cuisinière n'est pas là, Geneviève s'est proposé de faire la cuisine pour diversifier un peu. Ne vous inquiétez pas, malgré cela, nous nous plaisons beaucoup ici, et les gens sont si gentils.

Nous avons comme projet de partir explorer d'autres plages en fin de semaine. Or, de nos montagnes, c'est beaucoup plus difficile d'accéder à la côte pacifique en autobus et il n'y a apparemment pas de compagnie de location de voiture à Monteverde. Ainsi, notre ami gringo (américain) qui travaille aussi pour la coopérative nous a proposé de venir et d'utiliser un système de transport semi-privé, moins cher que le taxi. Nous avons bien hâte de revoir le soleil et les plages, car depuis une semaine c'est de la pluie, de la pluie, de la pluie. Le coin est magnifique, mais il est difficile d'en profiter(exception faite du matin très tôt, car il ne pleut pratiquement pas).

lundi 26 mai 2008

Volcan, chutes d'eau, grenouilles vénéneuses, etc.

Vraiment, la fin de semaine a été très enrichissante. Nous sommes allés vendredi et samedi à Sarapiqui, dans le nord-est du Costa-Rica, où une coopérative soeur de Coopesanta Elena (notre coopérative) tenait son Assemblée générale. Comme volontaires pour Coopesanta Elena, nous avons été très bien accueillis avec des plats typiques, bières locales et Tour gratuit de la propriété. Celle-ci était d'une richesse hallucinante au niveau de sa flore et de sa faune. Nous avons pu observer des toucans, papillons bleus, grenouilles vénéneuses (rouge aux pattes bleues (rojas con blue jeans)), et une magnifique chute comme dans les films. Nous avons aussi visité deux types de porcherie : une première à très petite échelle (où les porcs semblaient être plus confortables et en bonne santé et où le lisier est récupéré pour générer de l'électricité pour deux maisons. À l'opposé, nous avons visité la maison du dirigeant de l'association de toutes les coopératives dans le circuit de commerce équitable de café et qui est aussi propriétaire d'une très très grande porcherie (en tout cas je (Geneviève) ne pensais pas voir cela ici). C'est l'imitation de la production canadienne (même la génétique est candienne).
Il ne faudrait surtout pas oublier qu'en chemin nous avons croisé un monstre cracheur de feu immense : le volcan Arénal (puisque nous n'étions pas la nuit, nous n'avons pas pu voir la lave, mais nous avons tout de même pu voir la fumée issue des explosions). Le volcan est déjà immense, mais il croît aussi d'un mètre par année.
Désolés, faute de temps et d'ordinateur assez puissant, nous n'avons pas pu mettre aujourd'hui les photos de notre voyage à Sarapiqui ni celle de Santa-Elena

P.S. Merci à tous ceux et celles qui nous envoient des commentaires, ça nous fait très plaisir de lire vos réactions et de savoir qu'on est lu.

vendredi 23 mai 2008

Enfin du concret

Hier, pendant que Mathieu faisait la céramique dans la salle de bain d'Edwin, j'ai (Geneviève) enfin pu discuter avec la directrice générale et le chargé de projet de la coopérative de ce que je ferai au cours de ces deux mois. Je suis vraiment contente, le projet de développement qu'il m'assigne est très motivant. Il s'agit d'établir un plan de développement de l'agrotourisme pour la coopérative, et plus particulièrement, en rapport avec la production biologique de café. Pour mon projet, il va peut-être falloir que nous logions pendant une semaine dans un autre village rural pour faciliter ma recherche, mais ce n'est pas certain encore. Je ne risque pas de m'ennuyer avec ce projet, car il y a tant à faire. De plus, je dois faire une recherche sur l'impact du tourisme sur la région, particulièrement sur l'agriculture.

Aujourd'hui, nous partons jusqu'à demain dans le nord-est du pays accompagnés de la dg de la coopérative, d'un gringo (américain) volontaire, ainsi que d'un guide plutôt commique. Nous allons rencontrer une autre coopérative de café qui est dans la même association que Coopesanta Elena et par la même occasion faire un peu de tourisme.

Bonne fin de semaine à tous, et patience pour les photos, Mathieu devrait les mettre lundi sur le blogue.

jeudi 22 mai 2008

Première journée de travail

Hier, je (Mathieu) suis parti toute la journée avec 2 employés de la coopérative pour planter des pancartes sur le bord de la route. Ce sont des pancartes servant à indiquer dans combien de kilomètres se trouve la coopérative de café. C'était un peu mal organisé car il y avait déjà des chiffres d'imprimer sur les pancartes et ce n'était jamais le bon kilométrage, il fallait toujours masquer les chiffres et en mettre des nouveaux. De plus, nous étions dans un pick-up avec un odomètre en 'miles' et les pancartes sont en 'kilomètres'. Les deux Ticos avec qui j'étais ne savais pas comment faire la conversion. Bref, c'était bien drôle! Faute de restaurant dans le coin, nous nous sommes arrêté à 16h00 pour dîner dans une sorte de restaurant : la cuisine de la maison d'une dame qui nous a fait à manger pour pas cher. Nous étions alors à 2h00 de route de Santa Elena (soit seulement 35km mais les routes sont tellement mauvaises que c'est extrêmement long!)

Geneviève, de son côté, a travaillé dans son 'bureau' (elle n'a pas vraiment de bureau) toute la journée à faire des petites 'jobinnes'. Hier soir, elle était bien contente de faire des tortillas traditionnels avec l'aide de la bonne de notre maison.
Nous avons terminé la journée en écoutant un important match de football avec Edwin.

Pura Vida!

mercredi 21 mai 2008

Café!

Hier, nous avons eu une bonne journée de travail. Le matin, nous sommes allés dans un champ de café pour transférer des jeunes plans à un autre champ. Mathieu a pu faire un petit tour de moto sur les chemins vraiment bouetteux de Monteverde. Les paysages sont magnifiques! Nous avons fait la rencontre de plusieurs énormes insectes gluants jusqu'à maintenant inconnus pour nous.

Nous avons dîner avec un guide touristique qui fait des visites guidées des plantations de café et avec un autre bénévole de la coopérative. Tout le monde est très gentil avec nous ici. Après environ 3 heures de dîner (hey oui, tout est plus lent ici!), nous sommes allés visités la petite 'usine' de transformation du café avec le guide. C'était très intéressant!

Hier, il a plu tout l'après-midi et toute la nuit. C'est normal par ici, nous sommes en saison verte.

Notre père d'ici, Edwin, est très gentil. Nous vivons avec sa mère et une autre fille qui est pensionnaire à la maison ; une américaine qui étudie l'espagnol dans une école près d'ici. Edwin est ébéniste, il a un bel atelier qu'il a construit lui-même (sa maison aussi d'ailleurs). Il a dit à Mathieu qu'il allait lui apprendre les rudiments du métier. Edwin est veuf depuis quelques années. À tous les matins, il se lève à 5h00 du matin pour préparer le 'pinto', met typique du déjeuner costaricain (riz avec fèves rouges). Nous mangons très bien à sa maison. Le dîner et le souper sont préparés par une femme ('bonne') qui est dans la famille. La maison de campagne ou nous vivons est très très simple mais superbe: pas d'internet, eau froide seulement (sauf pour la douche), petite télé 13'', poêle au bois pour cuisiner, etc. Bref, c'est tout le contraire de chez Elena.

Pour Mathieu, le travail ne manquera pas finalement. Il se fait 'arracher' à gauche et à droite pour aider Edwin et la coopérative.

Les photos arriveront bientôt (c'est un peu plus difficile ici d'avoir accès à internet).

À bientôt!

mardi 20 mai 2008

Bien arrivés dans les nuages

Nous sommes arrivés hier dans notre famille d'acceuil á Santa Elena au Monteverde. Le voyage a duré cinq heures avec une heure et demie de route vraiment... comment dire... monstrueusement difficiles. Finalement, nous sommes vivants. Monteverde est superbe avec ses montagnes très hautes et sa végétation abondante. Notre père d'accueil semble bien gentil et tout le monde à la coopérative aussi. Nous vous donnerons plus de détails dans un prochain message, nous avons pu utiliser Internet seulement pour rassurer un peu nos parents.

dimanche 18 mai 2008

Petite visite au paradis

Notre séjour à Manuel Antonio nous a vraiment enchantés, particulièrement ses belles plages et son parc naturel très dépaysant. Nous avons pu appercevoir dans leur habitat naturel nos amis les animaux que nous avions apperçus au Zoo : des petits singes, des iguanes impréssionnantes, des crabes qui vivent dans la forêt, etc. L’ambiance est aussi très spéciale à Manuel Antonio, tout le monde semble excessivement relax et prêts à faire la fête. Nous avons marché dans les sentiers du parc pendant une bonne partie de la journée, ce qui a été pas mal éprouvant : l'air est très humide, on monte et on descend tout le temps. Par contre, ça en valait le coup car les paysages étaient à couper le souffle.

Nous n’avons par contre pas loger directement à Manuel Antonio, car c’était beaucoup plus cher que la petite ville la plus proche, Quepos. Contrairement à Manuel Antonio, Quepos n’est pas une ville très jolie : beaucoup de pollution, sale, et plein de magasins disparates. Par contre, nous avons logé dans un endroit vraiment sympathique, parfait pour des étudiants : peu cher, mais très convivial.

Demain nous partons partons pour le Monteverde. Nous commençons mardi à travailler.

jeudi 15 mai 2008

Sarchi : village d'artisans

Près de San José se situe un très beau village d'artisans de toutes sortes : peintres, ébénistes, etc. Sarchi est par ailleurs particulièrement célèbre pour ses charettes à boeufs qui sont peinturées à la main, comme d'ailleurs tous les objets dans le village, de la poubelle aux arrêts d'autobus. Vous verrez par ailleurs parmi les
photos (à venir) la plus grande charette du monde.

Nous ne donnerons pas d'autres nouvelles demain puisque nous partons deux jours au fameux parc national Manuel Antonio à 4h de San José.

À dimanche!

mercredi 14 mai 2008

Nos amis les animaux

La sortie d'aujourd'hui fut très intéressante, nous sommes allés observer la faune et la flore costaricaine avec Elena dans un parc-zoo à une demie-heure de San José. Le site a pour vocation la conscientisation à la protection des espèces locales, notamment les oiseaux et aussi facilitent la reproduction des espèces. Tout au long du parcours, nous avons pu observer une grande diversité d'animaux (singes très amusants, oiseaux, félins, etc.) et de végétaux. Les responsables du parc insistent aussi sur la conscientisation des achats en petshop qui sont souvent issus du braconnage, notamment au Costa Rica.
Pour le reste nous vous laissons regarder les photos.

Retour de Playa Samara

Bonjour!

Notre petit séjour à Samara, à l'extrémité Ouest du Costa Rica, s'est très bien déroulé. L'autobus était très confortable, c'était un autobus voyageur Mercedez avec air climatisé. Le trajet a duré 5h30 car le chauffeur s'arrêtait souvent pour embarquer/débarquer du monde. Le prix du billet est seulement de 6$ si on réserve une place à l'avance et de 3$ si on paie notre billet au chauffeur en entrant. Nous sommes arrivé à 17h30 samedi sous une pluie d'enfer et des éclairs qui frappaient fort.

Adriana, la fille d'Elena, nous attendait à la sortie de l'autobus. Adriana est le portrait type des habitants de Samara : elle doit occuper plus d'un travail pour pouvoir y arriver : école de langues, vendeuse de tacos en plus d'occuper un travail dans une revue de tourisme, etc. En effet, comme ailleurs au Costa Rica, le coût de la vie est assez élevé, mais les salaires des ticos (costa ricains) ne suit pas. À Samara, comparativement à San José, il semble y avoir beaucoup moins de disparités entre les habitants : tout le monde travaille fort pour vivre. Il y a aussi moins de violence et de vols. Le tourisme est aussi à Samara la principale source de revenu. Heureusement, pour nous, puisque nous étions en saison morte, il n'y avait pas trop de touristes, le village était plutôt tranquil en étant dans la saison des pluies. Nous avons par contre été chanceux, car nous avons pu profiter du soleil dimanche et lundi pour aller à la plage. Le soleil semble beaucoup plus fort ici qu'au Québec. Malgré notre attention particulière pour nous protéger, nous avons carrément brûler, surtout Mathieu (oui maman j'ai mis de la crème plusieurs fois). La plage de Samara est très jolie avec son sable fin et gris-brun, ses palmiers et sa tranquilité. Plusieurs écoles de surf, des tours de chevaux, restaurants et cabinas se situent au bord de la plage. Nous avons aussi profité d'une autre plage à proximité de Samara, nommée Carillo. Nous étions alors à peu près une dizaine de personnes pour un kilomètres de plage. Carillo était encore plus jolie que sa voisine, Samara. Nous avons fait quelques rencontres, des amis crabes qui en creusant dans le sable font des mosaiques, des bernard l'hermite très peureux qui se cachent dans leur coquilles, des grenouilles géantes, des papillons de toutes sortes de couleurs, etc. A Samara, quand il pleut, contrairement au Québec ou on rencontre des vers de terre, on croise des énormes grenouilles et des crabes.

Notre cabina (petit môtel) était bien. La chambre était plutôt mal aérée même si nous avions l'air climatisée. Il y avait une cuisine commune et une belle salle à diner (voir photos). Nous étions situé carrément sur la plage. Il y avait aussi des hamacs à notre dispositions.

Le stage de Geneviève commence Lundi. D'ici là, nous ne savons pas encore exactement ce que nous allons faire.

Pura Vida!

samedi 10 mai 2008

Promenades dans les centres d'achat et à San José

Bonjour !

Ce matin, samedi, nous nous préparons (nous deux seulement) pour aller à Samara, sur la côte ouest du Costa Rica. Nous resterons jusqu'à mardi prochain. Nous avons loué une petite chambre dans un bed&breakfast (Casa Varleria) qui est situé carrément sur la plage! Nous partons donc ce midi de San José pour un trajet de 5h30 en autobus sûrement pas très comfortable. Samara est une lage tranquille considérée comme étant une des plus belles du Costa Rica.

Retournons à Jeudi dernier. Nous avons visité un des magasins à Elena le matin et c'est moi (Mathieu) qui ai conduit la Mercedez d'Elena sur les routes folles du Costa Rica! Ici il n'y a pas vraiment de règles de conduite. Tout le monde conduit n'importe comment, klaxonne, cri, il y a des vendeurs de loterie qui viennent te voir, il y a des quêteux en chaise roulante au beau milieu de la route! En après-midi, Geneviève et moi sommes allé à San José pour visiter un peu la ville. En ce moment, il y a un festival de la vache en ville. Près de 150 vaches tailles réelles en bois sont exposés un peu partout dans la ville. Elles sont peinturées et déguisées de toute sorte. Vous verrez sur les photos (à venir). Nous avons visité deux musés : Museo national del arte y Museo de Jade. C'était bien. Sans plus. Nous avons ensuite marché jusqu'au marché central de San José (un peu comme le marché du vieux port). Ce fut quand même un choc de voir la ville à son état pur : énormément de polution, de monde partout dans les rues, des cris venant de toute direction, des vendeurs de fruits et de bébelles, des quêteux handicapés. La salubrité des vendeurs de viande (souvent de la volaille) laisse à désirée aussi. Nous avons ensuite pris un taxi qui a coûté seulemnt 6$ US pour une assez bonne distance.

Vendredi, nous somme allé à un espèce de Wal-Mart costaricain (Hiper, son nom). C'était incroyablement amusant (hum hum)...pas vraiment. Ensuite, en après-midi, nous sommes allés à un autre magasin de chaussures à Elena (Yé). Nous avons acheté de l'alcool pour fêté la fin d'un télé-roman ?%&*#!!! C'est pas mal ça pour hier.

Nous réécrirons Mardi prochain, car nous n'apportons pas notre ordinateur avec nous à la plage.

À bientôt ! (n'hésitez-pas à commenter, nous vous lisons avec plaisir!)

mercredi 7 mai 2008

Dia de ricos! (Jour de riches!)

Aujourd'hui fut une journée un peu spéciale. Nous nous sommes moyennement amusés, mais nous avons voulu faire plaisir à notre hôte, Elena, qui voulait nous montrer son club social privé ainsi qu'un hôtel luxueux qu'elle aime beaucoup. Le club était situé dans une région tout de même assez belle(Heredia), avec un paysage composé de très grands arbres et de fleurs. Mais, ce n'était pas si exotique que ça. L'hôtel était un 5 étoiles très très luxueux, vous le verrez sur les photos. Le reste de la journée, nous avons relaxé à la maison avec une bonne bière locale 'Imperial' et nous avons discuté avec Elena des activités des prochains jours. Nous allons probablement aller à la plage avec Elena et le chauffeur (Pedro) cette fin de semaine sur la côte pacifique.

Les photos sont à venir ...

À bientôt!

mardi 6 mai 2008

Journée volcanique!

Bonjour à tous et à toutes,

notre deuxième journée de voyage s'est très bien passée. Nous avons commencé notre journée assez tôt : Elena, notre hôte se lève à 6h00 du matin. Pour le déjeuner, le plat tradionnel «pinto», un mélange de riz et de haricots noirs avec de la crème, était délicieux. Nous avons aussi pu savourer les fruits frais du Costa Rica comme la mangue, la papaye et les ananas. Nous ne sommes vraiment pas habitué et un peu mal à l'aise, mais nous devons composer avec le fait qu'Elena est entourée de plusieurs serviteurs: un autre monde!!! C'est d'autant plus marquant lorsque à côté de la ville, les bidonvilles se multiplient. Mais nous avons adoré notre journée. Comme vous le verrez sur les photos, nous sommes principalement allés au plus grand cratère volcanique du Costa Rica (1000 m de diamètre et 3432 mètres d'altitude). Ne vous inquiétez pas, la dernière fois qu'il est entré en activité fut lors de la visite de John F. Kennedy en 1963. Par la suite, Elena nous a fait visiter Cartago, une petite ville pas si jolie avec beaucoup de magasins, mais c'est là que nous avons pu visiter une Église avec des boiseries magnifiques. Comme bien des endroits dans le monde, c'est l'un des sites d'apparition de la Sainte Vierge.

http://picasaweb.google.com/genemat1/CostaRica

À bientôt !

lundi 5 mai 2008

En un seul morceau !

Bonjour à tous !

Il est présentement 21h30 ici et le voyage s'est très bien déroulé. Nous nous sommes fait attaqué par des chauffeurs de taxis affamés de clients à la sortie de l'aéroport de San José! Quelqu'un a alors crié : Mathieu ! C'était pour nous !

Et hop, nous voilà dans la belle demeure d'Elena Fernandez. Ce message était seulement pour rassuré nos parents, plus de détails viendront dans les prochains jours...

À suivre ...

dimanche 4 mai 2008

Encore 1 dodo !

Voilà, nous avons presque terminé de faire nos boîtes pour le déménagement (merci à nos amis et colocs pour celui-ci!). Nous avons bien hâte de partir! L'avion décole Lundi le 05 mai de Québec à 13h45 et on arrivera vers 20h30 à San Jose. Ma (Mathieu) grande-tante nous accueillera pour les premiers jours. Ensuite, pendant une semaine environ, nous voyagerons sur la côte pacifique avant d'arriver à Santa Helena, où se trouve la coopérative de café dans laquelle Geneviève fera son stage pendant 8 semaines.

Nous essaierons de mettre à jour le blog le plus souvent possible, mais on ne promet rien! Nous ne savons pas si nous aurons accès à Internet dans notre famille d'accueil. De plus, vous pouvez laisser un commentaire à chacun des messages que nous publions, nous essaierons le plus possible de vous répondre.

À bientôt !